Hugues Drion, responsable de la division Manufacturing d’Autodesk France : « Les deux mondes que nous adressons, professionnel et grand public, s’orientent vers des applications de plus en plus mobiles »

Autodesk a réalisé un chiffre d’affaires de 2,21 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012. Le chiffre d’affaires du premier trimestre de l’année fiscale 2013 est en croissance de 11% par rapport à la même période précédente, à 589 millions de dollars. Sa vision, l’une de plus originales du marché, est partagée ainsi par les utilisateurs. Entretien avec Hugues Drion, responsable de la division Manufacturing d’Autodesk France. Spécialiste du calcul des structures et de la simulation, Hugues Drion est intervenu auprès de grandes entreprises telles que DCN, Airbus, Snecma, EDF pour son expertise. Il a ensuite assuré des fonctions commerciales, puis de direction commerciale dans des entreprises leaders du domaine du PLM. Il est depuis 2010 le responsable de la division Manufacturing d’Autodesk France.

Fabrication Mécanique : Comment expliquez-vous la trajectoire toujours ascendante d’Autodesk ?

Hugues Drion : Notre offre ne cesse de s’adapter aux besoins des utilisateurs. Autodesk a ainsi ajouté à son catalogue ces dernières années, pas moins de 30 technologies complémentaires via la croissance externe. Nous pouvons donc mieux répondre aux besoins de nos clients dans nos trois domaines de prédilection : l’industrie manufacturière, l’architecture, l’ingénierie et la construction, et les média et divertissements. Notre offre est modulaire et structurée autour de suites qui assurent des fonctions de conception, de visualisation et de simulation. L’utilisateur peut ainsi choisir la solution la mieux adaptée à ses besoins.

Quels seront les voies de développement de ces outils ?

Les deux mondes que nous adressons, professionnel et grand public, s’orientent vers des applications de plus en plus mobiles. Imaginez un technicien chargé d’installer des faisceaux électriques dans un équipement industriel. Il pourra accéder à distance, grâce à son iPad aux plans d’AutoCAD. Les bureaux d’études et de méthodes peuvent créer facilement la documentation associée au produit et elle est fournie au plus près du terrain. Ce qui améliore les opérations de montage, d’utilisation et de maintenance. Certains constructeurs accompagnent maintenant la livraison d’un équipement d’un iPad gratuit sur lequel est stocké le manuel technique, parce que celui-ci coûte moins cher que la documentation papier à générer, en prenant en compte sa gestion.

Le grand public n’est pas oublié non plus, avec des applications dans les loisirs (retouches de photos avec Pixlr, visualisation avec Fluid FX) ou d’applications pédagogiques (Autodesk TinkerBox), par exemple. Plus de 55 millions d’utilisateurs « grand public » font appel à nos outils. Un chiffre qui explose depuis un an et demi.

Comment évoluent les outils de simulation ?

Nous assistons depuis quelques années à un mouvement de démocratisation de ces solutions. Il ne cesse de s’amplifier. Le logiciel devient une sorte de boîte noire intelligente capable d’interpréter les résultats. Des atouts que nous mettons en œuvre dans différents domaines, comme celui de la machine et des équipements industriels, un marché qui reste actif en France. On peut ainsi réinventer les équipements, multiplier les variantes. Tout en respectant les règles du développement durable : alléger le poids d’un châssis ou construire une machine deux fois moins bruyante. Plus compactes, plus faciles à installer, ces installations apportent une vraie valeur ajoutée à l’utilisateur.

L’évolution est aussi très rapide au niveau des ateliers de production. L’objectif ultime des entreprises, grandes comme petites, c’est de mettre en place l’usine numérique. Une démarche facilitée par des outils de modélisation 2D et 3D des installations de  production, comme Factory Design Suite.

Vous avez adopté le cloud pour votre offre PLM lancée récemment. Comment vous différenciez vous des autres fournisseurs ?

Notre offre dépasse les architectures classiques de type client/serveur. Le cloud ouvre le monde de l’information vers ce que les anglo-saxons appellent « infinite computing ». Le PLM classique est organisé autour d’une base de données unique issue du bureau d’études. Autodesk PLM 360 fait le partage entre les informations stratégiques, qui restent dans l’entreprise, et celles qui concernent des processus comme la qualité, les achats, les commandes, les demandes de modifications… Simple à installer et économique, cette solution a un retour sur investissement rapide.

Pour en savoir plus : www.youtube.com/watch?v=c-GKOABRQxw&feature=plcp

www.youtube.com/watch?v=y8SvtPo-Da8&feature=relmfu

www.youtube.com/watch?v=RJKYD5aM68A&feature=plcp

www.youtube.com/watch?v=QDE_r8kqsK0&feature=relmfu

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