Christian Arber (Missler Software) : « Tous les éditeurs ont beaucoup de développements à faire pour améliorer les solutions de FAO »

L’éditeur français fait feu de tout bois et annonce la version 2013 de son logiciel de CFAO TopSolid pour le début de l’année prochaine. Entretien à Francfort (Allemagne) au salon Euromold 2012 avec Christian Arber, pdg de Missler Software.

 

Fabrication Mécanique : Comment se présente l’année 2012 pour votre société ?

Christian Arber : Après une croissance de 7% en 2011, notre chiffre d’affaires enregistrera à nouveau une croissance soutenue cette année que nous estimons à plus de 10%. Nous allons réaliser 25 millions d’euros en 2012, dont 30 % à l’exportation. L’Allemagne « pèse » 2 millions d’euros dans ce résultat. Notre effectif total est de 200 personnes.

Quelles seront les nouvelles fonctions de TopSolid 2013 ?

Les utilisateurs pourront traiter de moules toujours plus complexes, avec la prise en compte de composants de plus en plus intelligents, liés directement à l’usinage, de simulations cinématiques et d’injection de plus en plus précises. Notre spécialité reste la mécanique générale (un outillage, c’est aussi énormément de mécanique générale !), la capacité de traiter des usinages sur des équipements de plus en plus sophistiqués comme les machines multifonctions. La polyvalence avec un outil de CAO adapté à l’atelier est aussi un de nos atouts principaux. Nous proposons également des solutions très prisées dans l’industrie du bois, tant en Allemagne qu’en Italie, voire au Brésil où nous avons équipé ces deux dernières années pas moins de 70 clients.

Que reste-t-il encore à développer dans la FAO ?

Rassurez-vous, il reste encore beaucoup de pain sur la planche de tous les éditeurs de ces logiciels. Il faut calculer de plus en plus vite les trajectoires, faire de progrès importants pour détecter les efforts exercés sur l’outil de coupe, prendre en compte des cinématiques de machines de plus en plus complexes… Reste à trouver la réponse à de nombreuses questions. Par exemple, comment présenter aux utilisateurs sous une forme simple les éléments complexes d’un usinage ? La simulation d’usinage doit se perfectionner pour pouvoir déconnecter la vérification du parcours d’outil de sa génération. Les opérations de décolletage sont aussi encore trop peu prises en compte par les logiciels de FAO. Tout comme l’usinage de composites, d’ailleurs. Bref, il y a du travail pour les dix années à venir…

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