3D Systems et Stratasys Ltd : une guerre sans répit

Implants réalisés avec la machine de fusion métallique d'Arcam

Implants réalisés avec la machine de fusion métallique d’Arcam

Les deux géants de la fabrication additive se livrent, à coups de rachats successifs, une lutte acharnée pour avoir la suprématie de ce marché qui connaît une croissance fulgurante. Dernier en date, le rachat par 3D Systems du  constructeur français Phenix Systems dont le procédé est un des plus originaux sur le marché,  confirme la vision à long terme du premier. Cela lui permet, entre autres, d’entrer sur le marché des prothèses et d’implants dentaires avec une offre complète.

Premier au monde à avoir mis au point une machine de stéréolithographie en 1988, 3D Systems est celui qui a pratiquement lancé cette nouvelle industrie. Aujourd’hui, la fabrication additive connaît un essor considérable, tant dans l’industrie que dans le domaine grand public. 3D Systems veut occuper une place de premier ordre, si ce n’est la première, dans un marché dont les bénéfices seront considérables. Ses atouts sont innombrables, mais le principal c’est sa panoplie de procédés, de moyens et de matériaux. C’est sans doute le seul à maîtriser aussi bien la production des pièces en métal qu’en plastique ou en céramique, pour l’industrie ou le grand public, colorées ou non, transparentes ou dures… Le tableau de ses rachats que nous avons publié (voir : https://fabricationmecanique.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=566&action=edit) donne bien une idée de sa force et de sa polyvalence.

Il mène depuis plusieurs années une course poursuite avec son concurrent direct, Stratasys Ltd. Une société née à la suite du mariage de Stratasys avec le constructeur israélien Objet et dont la stratégie est similaire à celle de 3D Systems. Elle essaye ainsi à coups de rachats successifs d’élargir son domaine de chasse. La reprise récente de MakerBot lui permet ainsi d’offrir une solution d’impression 3D low cost qui connaît un succès considérable. Sa faiblesse est cependant évidente : l’absence du marché de la fabrication additive métal, un domaine qui connaît un développement rapide et conséquent dans l’industrie. De lors, il ne fait plus aucun doute que la prochaine acquisition que fera Stratasys Ltd. sera celle d’un constructeur de machines de frittage ou de fusion métallique. Le constructeur américain n’a d’ailleurs, que l’embarras du choix. Sa proie serait-elle le suédois Arcam, qui propose un procédé original de fusion par faisceau d’électrons et dont les machines sont présentes déjà dans la fabrication aéronautique chez les sous-traitants comme l’italien Avio par exemple, qui exploite plusieurs machines ? Il peut aussi signer un accord de collaboration avec l’Irepa Laser, EOS, Renishaw ou Realizer. Ou racheter l’un de ces trois derniers. L’avenir nous dira rapidement quel a été son choix…

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.