Fabrication additive : le Cetim présente le procédé de Digital Metal au Bourget 2017

C’est une machine unique qui vient étoffer les moyens du Cetim (institut technologique de mécanique labellisé Carnot) en fabrication additive ! L’imprimante 3D métal de Digital Metal est en effet le premier et le seul exemplaire en France jusqu’à l’été 2018.

 

Le Cetim offre ainsi aux entreprises une nouvelle opportunité de découvrir les atouts de ce procédé alternatif à ceux déjà utilisés dans la fabrication additive métallique : pas de support, état de surface et finesse améliorés, coût de fabrication en baisse… Cette nouvelle technologie doit, à terme, emmener la fabrication additive métallique vers une production en série.

 

De multiples avantages

Cette méthode présente plusieurs avantages par rapport à la fusion laser. Ainsi, l’impression 3D Métal autorise l’empilage de pièces dans le volume de travail, et donc la fabrication d’une plus grande quantité dans le même lot. Si l’on y ajoute des temps de cycle plus courts, la productivité s’en trouve sensiblement accrue.

Autre atout : l’impression 3D Métal peut traiter des pièces sans exiger de supports spécifiques durant leur fabrication, quelle que soit l’inclinaison des surfaces. Ceci induit un gain économique significatif sur la phase de finition, avec un coût de reprise en usinage limité, ainsi que sur la conception et la mise en œuvre. Globalement, le coût de fabrication peut diminuer d’un facteur de deux à cinq par rapport à la fusion laser.

En outre, l’impression 3D métal offre des précisions géométriques et dimensionnelles ainsi qu’un état de surface sensiblement meilleurs que ceux obtenus par fusion. Et surtout, elle est potentiellement accessible à tous les matériaux frittables, soit à quasiment tous les métaux, dont le cuivre et les aciers à outil ou fortement alliés. La technologie est d’ores et déjà bien maîtrisée pour le titane, les inox 316L et 17-4PH et le sera dès la fin 2017 pour l’inconel et le cuivre.

 

De l’unité à la moyenne série

L’impression 3D métal souffre d’une limitation. La masse des pièces fabriquées ne peut en effet pas dépasser quelques centaines de grammes. Le procédé se place cependant comme une alternative sérieuse à la fusion laser pour les fabrications de petites pièces complexes, à l’unité jusqu’en moyenne série (quelques milliers de pièces), dans de nombreux domaines dont le médical, l’aéronautique, l’horlogerie, etc.

 

http://www.cetim.fr

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